Accord des onomatopées

Les onomatopées reproduisent – plus ou moins fidèlement – un mouvement, un son ou un cri. On trouve aussi des interjections comme Ouille ! ou Aïe !. Remarquez le point d’exclamation qui se retrouve même à l’intérieur d’une phrase. Certaines onomatopées sont des créations plutôt libres et personnelles. Chacun choisit alors la graphie qui lui sied. D’autres sont lexicalisées et sont reprises dans les dictionnaires usuels. On les trouve parfois en italique dans un texte en romain ou entre guillemets.

Arf, j’ai perdu la mise.
Brrrr, quel froid de canard !
Oups, je me suis trompé !

En ce qui concerne l’accord, les règles sont imprécises et l’usage varie. Cela dit, l’interjection est toujours invariable. Employée comme nom, l’onomatopée s’accorde si elle se compose d’un seul son ou d’une répétition du même son.

des blablas, des ronrons, des atchoums
des tic-tac, des miam-miam, des coin-coin

Certaines onomatopées sont entrées dans les dictionnaires usuels. Elles sont interjections ou substantifs, voire les deux. Il vaut mieux consulter les ouvrages de référence pour savoir à quelle sauce les accorder.

La nouvelle orthographe recommande la soudure des noms composés. Ils s’accordent alors s’ils sont employés comme noms.

des cuicuis, des pinpons, des tictacs

Publicités

Grégory on t’aiment !

Une ancienne image circule sur le web sur laquelle on peut lire le message suivant: « Grégory on t’aiment. Tes chanssons nous donnent des frissons. Tes fans qui t’adorent. » Les internautes raffolent de ces petites coquilles. D’ailleurs, elles circulent abondamment sur les réseaux sociaux.

Gregory on t'aiment
⏩ Gregory on t’aiment

Ces fautes ne me choquent pas car je les trouve compréhensibles. Le redoublement de consonne est une plaie de la langue française. Tantôt il en faut un, tantôt le mot s’en passe volontiers et la logique ou l’étymologie n’y peuvent pas grand-chose. Des chaussons mais des chansons quand bien même on entend un sifflement. À défaut d’un correcticiel, il faut une bonne mémoire pour tous les retenir ou… un peu de chance. Pas de bol pour ces fans !

Quid de l’accord du « on » ? Quand on a une valeur indéfinie, il désigne tout le monde ou les gens, alors il se conjugue à la troisième personne du singulier. L’accord des adjectifs et des participes passés se fait au masculin singulier.

On ne peut jamais être sûr de rien.

Quand on désigne un groupe de personnes particulières, alors il se conjugue à la troisième personne du singulier. Par contre, l’accord des adjectifs et des participes passés se fait en fonction de ce qu’il désigne. Bien souvent, le pronom peut être remplacé par nous (moi et d’autres personnes).

On (moi Valérie et Sandrine) s’est rencontrées au festival.

Il est exceptionnel de parler de soi à la troisième personne, à moins d’être mégalomane. De même, il peut remplacer un tu ou un vous mais c’est assez rare.

Alors, on (une petite fille) est toujours aussi énervée ?

Pour revenir sur l’exemple, il s’agit d’un sujet et d’un verbe tout simplement. Le pronom personnel on est neutre et s’accorde à la troisième personne du singulier: « On t’aime ». Il n’y a ici aucun adjectif ou participe passé.

Visiblement, ce on remue beaucoup d’énergie sur les réseaux sociaux. Ce fut le cas avec la publication de cette publicité de la Fnac sur la page du Projet Voltaire sur Facebook. Pourtant, la règle est simple et reprise par l’Académie française. Dans cet exemple, on représente Sophie et Romain. Ces deux personnes sont clairement identifiées. L’accord au pluriel du participe passé est indispensable.

Affiche de publicité pour la Fnac
⏩ affiche de publicité pour la Fnac

Adjectif verbal ou participe présent

Les mots terminés en -ant sont courants (tiens tiens) et posent quelques soucis en matière d’orthographe. En fonction de leur nature, ils ne s’écrivent pas de la même façon. Participe présent ou adjectif verbal, telle est la question.

Il s’est tordu la cheville en courant (participe présent).
Le compte courant (adjectif verbal) n’est plus suffisamment alimenté.

Participe présent

Les caractéristiques du participe présent sont…

  • il est invariable* et ne s’accorde pas
  • il se termine TOUJOURS par -ant
  • [kan] se termine par -quant, [gan] par -guant, [ʒan] par -geant
  • il est parfois précédé de en
  • il exprime une action passagère qui progresse
  • il peut être suivi d’un adverbe
  • il est remplaçable par un autre participe présent
  • il joue le rôle d’un verbe et peut donc posséder un ou plusieurs compléments (circonstanciels, d’objet)

* Jadis, certains langages spécialisés, en particulier celui du droit, accordaient le participe passé. On trouve aujourd’hui encore trace de cet accord: ayants droit.

Adjectif verbal

Les caractéristiques de l’adjectif verbal sont…

  • il est variable et ne s’accorde en genre et en nombre
  • il se termine par -ant ou -ent
  • il est attribut ou épithète
  • il indique un état ou une qualité ± permanente
  • il peut accompagner le nom en se plaçant avant ou après
  • il est remplaçable par un autre adjectif verbal ou mis au féminin

Une liste de participes présents et des adjectifs verbaux se terminant par -ant.

communiquant | communicant,e
convainquant | convaincant,e
fatiguant | fatigant,e

Une liste des participes présents terminés par -ant et les adjectifs en -ent.

adhérant | adhérent,e
différant | différent,e
excellant | excellent,e

Substantif

Il existe aussi des noms communs terminés par -ant. Pour les reconnaître, il suffit de les remplacer par un autre nom ou de le mettre au féminin.

Le fabricant (commerçant,e) se dédouane de toute responsabilité.

Comme mentionné plus haut, le participe présent s’écrit toujours avec -quant pour le son [kan] alors que le substantif se termine par -cant ou quant. Le fabricant a le dérivé fabrication alors que ce n’est pas le cas pour trafiquant ou pratiquant.

« À vélo » ou « en vélo » ?

Alors quoi ? est-il conseillé, critiqué, interdit, blasphématoire… d’utiliser l’expression à/en vélo ? Vaste débat. Il n’a de cesse d’être relancé sur les forums. D’ailleurs, j’ai retrouvé une émission du Jeu des dictionnaires où Jacques Mercier (grand amateur de langue française) se fait reprendre sur le sujet (1’05). Il faudrait dire « à moto ». Élémentaire mon cher Jacques.

Autrefois, le en valait pour les moyens de locomotion dans lesquels on entrait, et le à pour ceux qu’on enfourchait/montait. Le « en » est une contraction de dans la, dans le. Dès lors, on se déplace à vélo, à moto, à cheval, et même à ski. Cette règle (?) est confirmée par l’Académie française.

L’Académie française recommande de réserver la préposition « en » aux véhicules ou aux moyens de transport dans lesquels on peut s’installer, prendre place: partir en voiture, en train, en bateau. Dans les autres cas, c’est la préposition « à » qui sera employée : se déplacer à bicyclette, à vélo, à moto ; une randonnée à cheval ; faire une descente à ski.

L’Académie recommande, cela ne veut pas dire que la formulation est fautive. Les animaux – et en particulier les équidés – sont-ils considérés comme un moyen de transport ? Quid des chaussures, des skis… aux yeux de cette argumentation ? L’emploi de la préposition dépend de la manière dont on occupe l’espace. On roule à vélo mais en triporteur ? De même, on se déplace à moto mais en side-car ? Et le conducteur de calèche, il s’installe ou pas ? Difficile de trancher.

Que nous dit le Larousse en ligne (source) ?

En principe, on doit utiliser « à » quand il s’agit d’un véhicule que l’on enfourche (aller à vélo, à moto) et « en » quand il s’agit d’un véhicule à l’intérieur duquel les passagers se trouvent: ‘aller en voiture, en bateau’. Il faut donc dire aller ‘à vélo’ et non ‘en vélo’. Cependant, dans l’usage familier, « en » tend à supplanter « à ». Dans l’expression soignée, dire ou écrire: promenade à bicyclette, y aller à vélo, partir à moto, etc.

Le Larousse n’est pas plus rassurant sur l’usage. Que sous-entend le « en principe, on doit » ? Plus loin, l’injonction il faut est synonyme de faute, tout du moins pour le registre soutenu.

Allez, une troisième source pour essayer d’y voir plus clair avec le nouveau dictionnaire des difficultés du français moderne (Hanse).

On a opposé légitimement « à cheval » à « en voiture », mais on a prétendu que « en » ne pouvait signifier que « dans »: en auto, en train. On dit pourtant fort bien « en » ou « à bicyclette, vélo, moto, ski ». On dit toujours « en bécane, en tandem, en scooter, en patins, en traîneau ». Devant un article, un adjectif démonstratif ou possessif ou un nombre, on dit « sur »: sur sa bicyclette, sur une bécane, etc.

Ah ! Je ne sais toujours pas ce qu’il convient de dire. Et que dit le Bordas ?

On emploiera « à » dans les cas où l’on enfourche un animal ou un véhicule: monter à cheval, rouler à bicyclette, à moto. Dans la langue soignée, on évitera « en bicyclette, en vélo, en moto ». De même, on préférera « à skis » à « en skis ».

Pas facile tout ça. Alors, on se déplace à/en calèche, à/en side-car, à/en balai (à la manière d’Harry Potter), à/en tapis volant, à/en Segway, à/en skis, à/en triporteur, à/en pousse-pousse, à/en roller, à/en âne, à/en charentaises… ? Je vous le demande.

À lire ailleurs: « À cheval et en vélo ».

Aucun et sa négation

Je me suis demandé si le mot « aucun » s’utilisait avec la négation ne pas ou si, au contraire, il s’agissait de la liaison à l’oral. La phrase concernée est celle-ci…

On n’a aucun détail sur cette prise de contrôle.

J’ai posé la question sur un forum et on m’a répondu que dans la grosse majorité des cas aucun s’emploie avec la négation du verbe. Voilà une bonne chose à savoir. Ensuite, j’ai consulté le Bordas et les exemples sont plus nombreux. Il faut tout d’abord faire la distinction entre le pronom ou l’adjectif indéfini.

Le pronom aucun — Les deux premiers exemples concernent deux expressions archaïques: aucuns et d’aucuns signifiant « quelques personnes ». Ces expressions sont toujours au pluriel et s’emploient dans un sens positif. Elles sont vieillies et guère utilisées.

D’aucuns pensent que cette histoire a été imaginée par les poètes.

Quand le pronom est suivi de de et d’un nom, il garde sa particule négative.

Aucun de mes amis ne m’a écrit.

Dans une tournure elliptique, il est normal de ne trouver aucune négation.

Voyez-vous un empêchement à ce projet ? — Aucun.

L’adjectif indéfini aucun — Dans le langage courant, aucun s’utilise couramment avec ne et signifie « pas un seul ».

Aucun invité n’a paru surpris.

Suivent toute une série d’exceptions ou le ne est omis. À lire pour les puristes.

Remarque: aucun se met au pluriel uniquement avec des mots qui n’ont pas de singulier (aucuns frais).

Les jours de la semaine

Je ne révèle pas un secret en disant que les jours de la semaine s’écrivent avec une minuscule initiale, contrairement à l’anglais. Mais… les jours de la semaine s’accordent-ils en nombre ? Réponse de Normand: oui et non. Oui de manière générale et non dans certains cas. Commençons par le plus simple. L’accord se fait normalement comme tout nom commun.

Je vais à la piscine tous les lundis.

Par contre, quand le jour de la semaine est suivi d’un intervalle de temps, il faut compter le nombre de jours. Par exemple, il y a plusieurs lundis dans un mois mais un seul dans une semaine.

Je vais à la piscine tous les lundis de chaque mois.
Je vais à la piscine tous les lundi de chaque semaine.

On peut aussi se compliquer la vie (du moins à l’écrit) dès lors qu’on fait trempette une à deux fois par mois. Dans l’exemple, les désigne le 1er et le 3e. Comme il n’y a qu’un seul premier lundi dans le mois, premier reste singulier tout comme troisième.

Je vais à la piscine tous les premier et troisième lundis de chaque mois.

Terminons par l’accord des mots matin, midi, après-midi, soir et leurs variantes. La règle dicte de les considérer comme des locutions adverbiales; sous-entendu au matin, à midi, dans l’après-midi et au soir. On ne les accorde pas. Une minorité d’auteurs considèrent ces locutions comme des adjectifs et font l’accord. Les grammairiens acceptent les deux formes.

Des dimanches matin plus calmes.

Les points cardinaux et la majuscule

Les points cardinaux me donnent du fil à retordre. Je ne sais jamais quand ils sont coiffés d’une capitale initiale. Pourtant, je me souviens l’avoir vu dans un de mes premiers billets sur l’emploi des majuscules. Pas attentif, j’ai délaissé le sujet d’autant plus que je n’utilise très rarement ces directions. Tout ça n’est pas très sérieux. Pour bien intégrer la règle, je vais tenter d’approfondir le sujet.

Selon Wikipédia, un point cardinal est « l’une des quatre principales directions d’une boussole sur un plan: nord, est, sud et ouest ». Sur la rose des vents, on trouve également les intercadinaux, c’est-à-dire tous les dérivés: nord-est, sud-est, nord-ouest et sud-ouest. On abrège uniquement les points cardinaux par une capitale suivie d’un point[¹].

nord N.
sud S.
est E.
ouest O.

On parle parfois de centre, occident, orient, couchant et levant comme des points cardinaux. Dans certaines cultures d’Asie ou d’Amérique, le centre est considéré comme le cinquième point cardinal. D’autres sociétés utilisent des repères différents: vers la mer, vers les montagnes, vers l’amont, vers l’aval…

L’occident (avec une minuscule) s’utilise notamment en littérature pour désigner le côté de l’horizon où le soleil disparaît. Quand on observe le ciel dans cette direction, on parle bien de couchant ou d’occident. Il correspond au point cardinal de l’ouest. Inversement, l’orient ou le levant est le côté de l’horizon où le soleil apparaît le matin. Il correspond à l’est. À ne pas confondre avec l’Occident (ensemble des peuples habitant les pays de l’Europe de l’Ouest) et l’Orient (ensemble de pays situés à l’est de l’Europe).

Revenons à nos moutons. On met une minuscule aux points cardinaux quand ils sont employés comme adjectifs ou quand ils désignent une direction, une exposition, une orientation ou une situation relative.

Le soleil se lève à l’est et se couche à l’ouest.
Les oiseaux se dirigent vers le sud-est. (direction)
À l’est de l’Allemagne. (situation relative)
Le pôle nord d’un aimant. (adj.)

Par contre, ils prennent une majuscule quand ils font partie d’un toponyme. En gros, un toponyme c’est l’appellation d’un lieu, une région, une ville, etc. Le village s’appelle Tartampion et se voit décerné une majuscule comme tout nom propre.

L’Amérique du Sud.
Le pôle Nord du globe.
La mer du Nord.

Aussi, la première lettre des points cardinaux utilisés sans complément se capitalise quand ils désignent une région.

Le climat du Midi est plus agréable que celui du Nord.
Nous irons en vacances dans le sud de l’Espagne.

En conclusion, retenez que les points cardinaux s’écrivent avec une minuscule sauf quand il s’agit d’un toponyme, d’une région ou de l’abréviation. Finalement, ce n’était pas si difficile.

[¹] Certains, comme le Lexique des règles typographiques, omettent le point.

Le « nous » de modestie

Je suis étonné ou plutôt… nous sommes étonné. La langue française m’épatera toujours. Il existe le nous de modestie. Plutôt que de parler à la première personne du singulier, le nous prend la relève du je. Une façon de mettre son ego de côté et d’apparaître plus humble. Il s’utilise dans les essais, les préfaces, les dissertations et autres discours politiques. Dans ce cas précis – celui où le nous se réfère à une seule personne – l’accord du participe passé et des adjectifs se fait au singulier.

Nous (une femme) nous sommes efforcée de donner des explications dans un langage clair.

C’est la même règle pour le nous de majesté ou le vous de politesse.

Pluriel des adjectifs

Après le pluriel des noms, voici celui des adjectifs. Rien de bien compliqué mais il faut rester vigilant. La règle générale est simple: on ajoute un s au singulier des adjectifs qualificatifs.

grand grands

Le pluriel des adjectifs au féminin

Aucune exception pour les adjectifs au féminin. Il convient juste de se méfier de ne pas se tromper au préalable dans la forme correcte du féminin. Ensuite, il suffit d’y ajouter le signe du pluriel.

intelligent intelligente intelligentes
bénin bénigne bénignes
coi coite coites
favori favorite favorites
aigu aig aiguës

Les adjectifs en -s, -x

Les adjectifs terminés par -s ou -x ne changent pas au pluriel.

un mur gris des murs gris
un comportement mystérieux des comportements mystérieux

Les adjectifs en -al

Dans l’accord des noms en -als, la plupart font leur pluriel en -aux sauf les exceptions. Pour les adjectifs c’est l’inverse. La majorité se forment en -aux.

loyal loyaux
brutal brutaux
nous sommes tous égaux devant la loi

Certains adjectifs en -al forment leur pluriel en -als.

un accident fatal des accidents fatals

Les adjectifs en -eu

Les adjectifs finissant par -eu prennent un x au pluriel.

un village hébreu des villages hébreux

Exception: l’adjectif « bleu » prend un s au pluriel.

Elle a de beaux yeux bleus.

Les adjectifs invariables

Employés comme adverbes ou prépositions, les adjectifs demeurent invariables. Quelques exemples…

  • paler bas
  • voir clair
  • sentir bon
  • chanter fort, faux
  • parler franc
  • viser juste
  • Haut les mains !
  • Bas les armes !
  • nu-pieds
  • plein les poches
  • marcher droit

Voir aussi « Pluriel des noms ».

Pluriel des noms

Qu’elles sont loin ces règles du pluriel des noms communs&nbs;! Il est bon parfois de se rafraîchir la mémoire avant de commettre une belle boulette. La règle générale n’est pas compliquée: on ajoute s au nom singulier.

un rocher des rochers

Il existe des cas particuliers.

Les noms terminés par -AU, -EU

Pour les mots terminés par -au ou -eu, le pluriel se fait en ajoutant un x.

un chameau des chameaux
un cheveu des cheveux

Il y a des exceptions et le pluriel se fait normalement: landau, pneu, sarrau et bleu (de travail), lieu (poisson).

un pneu des pneus
un bleu (de travail) des bleus

Les noms terminés par -OU

Ces mots suivent la règle générale: on ajoute un s.

un bisou des bisous

Il y a 7 exceptions bien connue dans cette phrase mnémotechniques: « Viens mon chou, mon joujou, mon bijou, sur mes genoux pour jeter des cailloux à ce vieux hibou plein de poux ». Dans ce cas, on ajoute x au pluriel. À noter l’ajout d’un 8e mot par l’Académie française: ripou(x) du verlan pourri(s).

un caillou des cailloux

Les noms terminés par -AIL

Même chose que précédemment, les noms en -ail font leur pluriel en -ails. Le truc à retenir: « Aïe, aïe ! » (-ail -ails).

un attirail des attirails

À nouveau, il existe de nombreuses exceptions. Voici les plus fréquentes: bail, corail, émail, soupirail, travail, vitrail.

Baux matrimoniaux
⏩ droit des baux commerciaux

Les noms terminés par -AL

Tous les enfants font la faute; un cheval, des chevals. C’est assez logique, sauf que la règle est différente. Les noms communs terminés par -al deviennent -aux au pluriel. Le truc à retenir: « Allo ! » (-al -aux).

un cheval des chevaux

Dans cet ordre d’idées, on a envie de dire des festivaux sauf que ça ne se dit pas. Il fait partie des nombreuses exceptions: bal, carnaval, chacal, festival, régal, aval, bancal, cal (durillon), cérémonial, choral, récital…

un carnaval des carnavals

Les noms terminés par -S, -X et -Z

Ces mots sont invariables, un point c’est tout.

un gaz des gaz, un silex des silex

Double forme du pluriel

Certains mots ont une double graphie de leur pluriel en fonction de ce que l’on souhaite énoncer.

Aïeul donne aïeuls ou aïeux

Quand il s’agit des grands-parents, on écrira les aïeuls.

Ses deux aïeuls assistaient à son mariage.

Quand il s’agit de tous ceux de qui l’on descend, nos ancêtres, on écrira les aïeux.

Mes aïeux !

Ail donne aulx ou ails

Dans le langage courant, on utilise rarement le mot au pluriel. On dira un éclat d’ail, une gousse d’ail. Et si l’envie vous vient de faire le malin, n’oubliez pas de le prononcer correctement [O] (comme dans dôme). Reste encore à bien l’orthographier.

Il y a des aulx cultivés et des aulx sauvages.

Selon le Grevisse, le terme ails est plutôt utilisé par les botanistes.

Il cultive des ails de plusieurs espèces.

Ciel donne cieux ou ciels

Quand ciel désigne l’espace infini où se meuvent les astres, le paradis on écrira cieux.

L’immensité des cieux.

Quand ciel désigne: le baldaquin au-dessus d’un lit, la partie d’un tableau qui représente le ciel ou le climat alors il s’écrit ciels.

Ce peintre fait bien les ciels.

Œil donne yeux ou œils

Dans la plupart des cas, le pluriel est yeux. Par contre, il prend la forme œils dans certains noms composés.

œils-de-bœuf (fenêtre), œils-de-chat (quartz), œils-de-perdrix (cor, vin)

Œil de perdrix
⏩ œil de perdrix

Pluriel des mots invariables

Les mots invariables employés comme noms ne prennent pas la marque du pluriel.

Avec des si on mettrait Paris dans une bouteille.
Je ne me soucie ni des pourquoi ni des comment !