Concours de Nivelles

Première participation à la dictée de Nivelles fortement plébiscitée par les aficionados. On y trouve de grosses pointures de la discipline et des amateurs comme moi. Un grand moment chargé d’émotions. Par la même occasion, l’événement contribue à soutenir la recherche contre le cancer.

Auditoire de la dictée de Nivelles
⏩ auditoire en pleine rédaction

Le programme est dense et les intervenants sont invités à respecter au plus près le timing. La dictée, « plus facile » que les versions antérieures, est entamée rapidement. Je la trouve assez difficile et je trébuche sur une vingtaine de mots pour la partie amateur (plus courte et moins sévèrement cotée que les professionnels). Suit la correction organisée par les membres du Cercle d’Or. À 15h, Mme Lenoble-Pinson présente sa conférence: « Parler belge ? Wallonismes et flandricismes ».

Je suis pleinement satisfait de cette journée. Une occasion rêvée de côtoyer des passionnés de la langue française. Heureux d’avoir rencontré celui que certains appellent maître[¹] sur son blog. Un monsieur d’une grande gentillesse, accessible, plein d’humour et d’une érudition sans limites.

Le texte de la dictée est publié sur le blog de Bruno Dewaele.

L’occasion était donnée pour annoncer les résultats définitifs du concours des professionnels dans le cadre du Cercle d’Or.

Podium des pros
⏩ de gauche à droite: 3e J. Soulié, 1er D. Breuse, 2e D. De Ridder

[¹] « Personne qui possède à un degré éminent un talent, un savoir et qui est susceptible de faire école, d’être prise pour modèle. » (Larousse en ligne)

Publicités

Championnats d’orthographe

Voilà, les championnats d’orthographe se sont déroulés hier à Bruxelles dans un auditoire universitaire bien rempli de ses 150 participants.

Une dictée assez courte (moins d’une page) et des difficultés très relatives. L’extrait est tiré d’un texte de Marcel Marien, auteur belge. Quelques consignes: ne pas couper les mots en fin de ligne, accentuer correctement les lettres, les noms propres et la ponctuation ne comptent pas.

Championnats d'orthographe
⏩ auditoire du championnat pour adultes

Championnats d'orthographe
⏩ capture personnelle

Au total, j’ai fais 6 fautes. Insuffisant pour être lauréat. Visiblement, je ne maîtrise pas le subjonctif imparfait et l’accent circonflexe me donne du fil à retordre.

  • eaux turquoise: adjectif de couleur invariable (nom de la pierre)
  • la Crète: accent grave
  • qu’il arrivât: subjonctif imparfait
  • irascible: un seul r
  • la lithophilie: néologisme composé de litho; la pierre
  • en fût: subjonctif imparfait

Dictée de Nivelles 2012

C’est reparti pour un tour avec cette dictée réservée aux pros, membres du Cercle d’Or. Non loin de la grand-place de Nivelles. L’évènement a lieu dans une classe du collège Sainte-Gertrude. L’organisation est confiée au président du Cercle. Petits gâteaux et autres gourmandises nous attendent. Et puis, l’auteur venu de l’Hexagone: Pascal Malcuit. Ancien instituteur et amoureux de la langue. Il nous a fait le plaisir de partager cette dictée conçue pour l’occasion.


⏩ consignes avant de commencer la dictée

Très vite, chacun rejoint sa place pour entamer l’exercice. On m’avait prévenu, la dictée est longue et ardue. Les mots compliqués et sortis de nulle part viennent parasiter la bonne compréhension du texte. Il est question de pavé mais certains rapprochements m’échappent. J’essaye de trouver des dérivés aux mots pour tenter de les écrire correctement. En vain.


⏩ pavés de la grand-place de Nivelles

À la fin de la dictée, chacun a eu le privilège de corriger une, voire deux copies. Sensation étrange de marquer de rouge les incorrections des plus chevronnés de la discipline. Jouer les professeurs en tant que benjamin c’est déroutant. Les autres avaient l’air très à l’aise. À peine avais-je fini de corriger les deux premiers paragraphes que d’autres rendaient leurs corrections.

Au terme des huit paragraphes, je me retrouve bon dernier au classement avec pas moins de 67 fautes ! Loin derrière le quasi-sans-faute du premier. Malgré ce score assez sévère, j’ai le sentiment d’avoir déjoué quelques pièges et limité la casse. Le niveau est haut mais offre de formidables possibilités d’amélioration. Il me reste à travailler mon orthographe lexicale, mon vocabulaire et les conjugaisons.

J’attendais le moment des commentaires avec impatience. Aidé d’un support écrit, l’auteur a élucidé les difficultés éventuelles et la logique du texte. L’échange avec les participants m’a été très profitable. Les plus aguerris étaient venus accompagnés de leurs ouvrages de référence: le Petit Larousse 2012, le Robert 2012 et le Dictionnaire des difficultés de la langue française.


⏩ participants et membres du Cercle d’Or

Même si le niveau est nettement supérieur au mien, je suis pleinement satisfait de cette deuxième expérience. Reste à faire le point sur les nombreuses difficultés et cela risque de prendre du temps. J’attends avec impatience le prochain concours.

Deuxième dictée carolo

Voilà, c’est fait ! Cet après-midi, j’ai participé à ma première dictée.

Balisage à la sortie de la gare de Charleroi. Quelques minutes de marche et me voilà à Couleurs santé. À l’étage, un local de sport aménagé pour accueillir la trentaine de participants. Beaucoup sont des habitués et se connaissent du Cercle d’Or. Plus jeune que la moyenne d’âge, un journaliste m’interpelle sur les raisons de ma présence. Ambiance décontractée et programme chargé pour cette deuxième dictée carolorégienne dont l’auteur est Olivier Dami.

Après un spectacle de taijiquan, les premières consignes sont données: écrire lisiblement, ne pas couper les mots en fin de phrase, accentuer correctement les voyelles et les capitales, etc. Le texte complet fait quatre paragraphes. Les pros se voient écrire un paragraphe supplémentaire. Deux tests suivent. Ils ne seront pas côtés sauf en cas d’ex æquo.


⏩ local dédié à la dictée

J’ai trouvé le texte ardu. Des expressions jamais entendues, des termes familiers abandonnés de la vie courante (bisbille, socque, harpie, groc-gnon, bourre-pif, soûlaud…). Enfin, des phrases tirées par les cheveux où on sent bien la volonté insidieuse de nous amener sur un terrain alors que les mots appartiennent à un tout autre registre. À défaut de culture générale, on se sent désarmé quand bien même on flaire le piège à trois kilomètres. Un vocabulaire en apparence simple et un non sens complet met souvent la puce à l’oreille.

Après la dictée, une petite pause avant que les copies ne passent sous la loupe de la double correction. De nombreuses personnes décident de quitter les lieux. C’est étrange. N’ont-ils pas envie de connaître leur performance ? Enfin, les résultats sont annoncés. Le premier fait 6 fautes. Cela promet pour la suite. Je suis loin derrière avec 42 fautes* et bon dernier de mon groupe. Malgré mon score peu enviable, je suis récompensé d’un ouvrage au choix.

À ce moment, nous ne sommes plus qu’une petite poignée de personnes. J’attends avec impatience la correction en commun. Grosse déception, elle ne se fera pas. À mon sens, c’était le moment le plus important. Relever les pièges et éclairer les personnes sur les éventuelles fautes. Rappeler les règles, revoir les exceptions, découvrir des expressions et partager les avis de chacun. Un moment de convivialité totalement absent. J’en parle à l’organisatrice. À chacun de faire les corrections de son côté et de se dépatouiller dans les subtilités du texte.

Je suis content d’avoir participé à cette expérience mais je reste sur ma faim. J’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’une activité de divertissement pour les seniors qu’une envie de faire progresser les participants. J’ose espérer que ça ne se passe pas comme ça partout. Je me souviens d’ailleurs d’une vidéo de la dictée de Nivelles où M. Dewaele se faisait une joie de commenter les difficultés éventuelles. Un vrai plaisir de l’écouter.

* Heureusement pour ma pomme, les correcteurs n’ont pas tenu compte des fautes multiples dans un seul mot.