Formation du participe passé

La langue française est ma langue maternelle. Je n’ai pas trop de soucis à trouver le participe passé d’un verbe. Ça vient tout seul. Cela m’évite d’apprendre par cœur les formes irrégulières. Et elles sont nombreuses. Par contre, je fais encore couramment des fautes dans la terminaison du participe passé comme pour le verbe éteindre. Un truc pour connaître la terminaison: mettre le participe passé au féminin. D’ailleurs, c’est ce qui se passe lorsqu’on utilise la voie passive. Reste à trouver la forme correcte au féminin.

J’ai éteint la lumière / L’ampoule est éteinte
Mon souvenir s’est diffus / Mes pensées se sont diffuses

Le truc ne fonctionne pas toujours. Difficile de mettre le participe passé de courir au féminin. Inclure est l’autre verbe récalcitrant. Je ne sais jamais si la fiche est incluse ou inclue. Je retiens alors un dérivé comme inclusion. Quant à bénir, on dira de l’eau bénite mais je suis bénie. Enfin, dissousdre et absoudre donnent dissoute (mais dissous au masculin) et absoute (mais absous). Ça c’est pour mes petits trucs personnels. Je me suis demandé s’il y avait des règles en la matière, histoire de m’y retrouver. Il y a des grandes tendances et puis des exceptions, comme à chaque fois.

Verbes en -ER

Tous les verbes en -er font leurs participes passés en sauf les verbes irréguliers comme « faire ».

J’ai mangé de la tarte.

Verbes en -IR

La plupart des verbes en -ir font leurs participes passés en -i.

Nous avons fini par tout accepter.

Ne sont pas concernés les verbes irréguliers: courir (couru), mourir (mort), offrir (offert), souffrir (souffert), tenir (tenu), venir (venu)…

Verbes en -RE

La majorité des verbes en -re font leurs participes passés en -u.

Ils ont attendu que nous arrivions.

Certains verbes changent de radical: paraître (paru), plaire (plu), taire (tu), vivre (vécu), boire (bu), connaître (connu), croire (cru), lire (lu)…

Tandis que les verbes irréguliers ont une terminaison variable: conduire (conduit), dire (dit), écrire (écrit), craindre (craint), éteindre (éteint), rejoindre (rejoint), conquérir (conquis), mettre (mis), prendre (pris), rire (ris), suivre (suivi), être (été), naître (né)…

Verbes en -OIR

L’ensemble des verbes en -oir font leurs participes passés en -u.

Vous avez voulu partir plus tôt.

Comme précédemment, il existe un certain nombre de verbes irréguliers pour lesquels le radical change tout en gardant la terminaison -u: apercevoir (aperçu), devoir (dû), avoir (eu), pleuvoir (plu), pouvoir (pu), recevoir (reçu), savoir (su), etc.

Et des verbes irréguliers moins nombreux comme asseoir (assis).

Avec un peu d’entraînement, je me rends bien compte que tous les verbes dans une forme composée ne se conjuguent pas forcément avec avoir. Une minorité se lie avec le verbe être. On ne dira pas j’ai mouru (comme aiment le dire les enfants) mais je suis mort de honte par exemple.

Il existe des catégories de verbes qui se marient systématiquement avec être. C’est le cas par exemple des verbes pronominaux (se promener, s’endormir) et les 15 verbes intransitifs (sans COD, COI).

  • aller ≠ venir
  • arriver ≠ partir
  • naître ≠ mourir
  • monter ≠ descendre
  • (r)entrer ≠ sortir
  • retourner
  • rester
  • tomber
  • passer

Voilà qui clôt le sujet sur la formation des participes passés. Reste à présent de bien les accorder et ça… c’est une autre paire de manches.

L’impératif présent et son ‘s’

Avec l’impératif on ne sait jamais sur quel pied danser. Tantôt il faut un s final, tantôt il n’en faut pas. Il est temps de faire le point.

Ce temps se conjugue uniquement à la 2e P.S. (tu), à la 1re et la 2e P.P. (nous, vous). Il s’emploie essentiellement sans pronoms de conjugaison. Il sert à donner un ordre, un conseil ou émettre une suggestion. Il se conjugue au présent de l’indicatif et parfois au présent du subjonctif.

Affiche Va, vis et deviens
⏩ affiche du film Va, vis et deviens

Comme je l’ai dit, c’est surtout sa terminaison à la 2e P.S. qui pose problème. Donc, on prend le verbe au présent et on lui enlève le pronom. Dans la plupart des cas, la forme conjuguée contient un s final. On le garde ! sauf pour les verbes qui se terminent par un e.

Sois ! Bois ! Crains ! Cours !
Achète ! Crie ! Appelle !

Maintenant, essayez d’ajouter un pronom comme en ou y: « les bonbons, donne-en à ton frère ». Un truc cloche dans la prononciation. Pour éviter le choc des deux voyelles, on ajoute un s qui permet de faire une jolie liaison. Autrement dit, devant en et y, on ajoute un s euphonique suivi d’un trait d’union.

Les bonbons, donnes-en à ton frère !

Cette règle n’est pas automatique et il y a des cas de figure ou le s n’intervient pas, notamment quand le en est préposition.

Travaille en silence.
Va en acheter deux.

Le pronom de conjugaison est absent sauf pour les verbes pronominaux: se laver, se jeter, s’inscrire… En raison de l’inversion du verbe et du pronom, on ajoute un trait d’union.

lave-toi, jette-toi, inscris-toi

Certains verbes font leur impératif selon la forme au présent du subjonctif. C’est le cas pour avoir, être et d’autres verbes irréguliers. Il n’y a pas de secret, il faut les apprendre.

aie (avoir), sois (être), veuille (vouloir), sache (savoir)

Quelques rebelles suivent en partie cette logique. C’est le cas du verbe aller. Il s’écrit sans s sauf quand il est suivi de en et y.

Va chercher la balle. Vas-y !

Dernière chose, l’impératif est inexistant pour quelques verbes: falloir, pleuvoir, pouvoir.

Voix active, voix passive

Dans la voix active, le sujet fait l’action. Dans la voix passive, le sujet subit l’action.

Le plombier installe le nouveau chauffage. (voix active)
Le nouveau chauffage est installé par le plombier. (voix passive)

On utilise l’auxiliaire être mis au même temps du verbe de la phrase active et suivi du participe passé du verbe en question. Le sujet de la phrase active devient un complément introduit par la préposition par.

On utilise surtout la forme passive pour insister sur l’information placée comme sujet.

Une voiture a renversé un enfant. (voix active)
Un enfant a été renversé par une voiture. (voix passive)

La transformation passive n’est possible qu’avec les verbes qui acceptent un complément d’objet direct (COD), à l’exception des verbes obéir, désobéir et pardonner. À défaut de COD, ou en présence d’un COI, la voix passive est interdite.

La maison appartient au voisin.

Je résous mes problèmes

En 2009, M6 a diffusé des petites animations très courtes pour améliorer son orthographe. C’est rudement bien fait au niveau graphique et de l’animation. Par contre, le format d’une minute concentre la règle et c’est parfois un peu corsé.

On écrit souvent Je résouds en pensant à un verbe terminé par -dre comme vendre, pendre, descendre ou détendre. Ces verbes prennent bien un -ds final. Par exemple: je tonds. Mais le verbe résoudre est un verbe appartenant à une autre catégorie, celle des -soudre qui se conjugue normalement. Il faut donc écrire: je résous. Il en va de même pour les verbes en -indre.

Les groupes dans la conjugaison

Selon leurs terminaisons à l’infinitif présent, les verbes se répartissent en trois groupes. Cette catégorisation est importante pour conjuguer correctement le verbe. Par exemple, les verbes du premier groupe (-ER) se forment du radical* + la terminaison (e, es, e, ons, ez, ent).

  1. -ER: chanter, se replier
  2. -IR: pâlir, rougir
  3. -RE: passer, dissoudre

*Le radical est l’infinitif du verbe moins le ER (chanter chant). Cette partie est souvent invariable.