Faute grave en orthographe ?

J’ai toujours eu une orthographe moyenne et j’ai souvent commis des petites imperfections. Encore aujourd’hui, certaines de mes erreurs pourraient être corrigées si je m’attelais à un peu plus de rigueur et de réflexion. Pourtant, les contraintes liées aux mots handicapent les pensées spontanées. Raison pour laquelle j’écris d’abord selon mes connaissances et mon intuition. Ensuite, je relis et je vérifie en cas de doute. Il n’en reste pas moins quelques fautes. Et comme bien souvent, il est plus difficile de repérer ses difficultés que celles des autres.

Nul n’étant parfait, des erreurs se glissent de temps en temps. Ce n’est certainement pas volontaire. Si je pouvais avoir la certitude d’écrire sans faute, je le ferais. Alors, est-il grave de faire des fautes d’orthographe ?

Pour ma part, j’ai appris à relativiser et à être indulgent. J’essaye avant tout de comprendre l’origine de l’erreur. Il peut s’agir d’une ignorance, une faute d’inattention, un manque de relecture ou un acte volontaire. J’ai été très étonné de lire à ce sujet une interview de M. Dewaele. Ce dernier distingue les fautes d’ignorance et les fautes de négligence. Les secondes sont qualifiées de « graves ». Venant d’un grand champion, je me dis qu’il se met la barre très haut et je ne voudrais pas être à sa place en cas d’étourderie ou dans l’équipe de rédacteurs qu’il supervise.

Capture Leberation.fr
⏩ capture de http://www.liberation.fr

Pourtant, les fautes d’inattention ne manquent pas et se situent à tous les niveaux: de la petite annonce en ligne à la une d’un grand journal papier. Depuis belle lurette, la crise frappe les quotidiens. Les gestionnaires tentent de subsister en rabotant là où ils peuvent encore le faire. La correction n’échappe pas à la règle. Même si la faute en une est assez rare, elle provoque le buzz et son lot de critiques négatives.

Capture Liberation
⏩ Une du quotidien français Libération

Sur les réseaux sociaux, certains s’amusent à les pointer du doigt. Secteur en pleine effervescence, tout le monde souhaite y participer. Comme on peut le voir, ce n’est pas sans mal. Les deux captures d’écran ci-dessous sont tirées des comptes officiels Facebook du Petit Larousse illustré et du Petit Robert illustré.

Capture de la page du Larousse sur Facebook
⏩ capture de la page Larousse sur Facebook

Capture de la page du Robert sur Facebook
⏩ capture de la page du Robert sur Facebook

Des petites erreurs. Sans gravité selon moi, pour plusieurs raisons. La première est liée au support de communication. On se trouve sur un réseau social. L’écriture est bien souvent plus spontanée et plus rapide. Le support écran permet également une meilleure édition du texte. Une erreur dans un dictionnaire papier est fatale, mais elle peut être corrigée rapidement en ligne. Aussi, la gestion d’une page est reléguée au community manager. Certes, il essayera de ne pas faire de fautes, mais son rôle se cantonne bien souvent à l’animation et la régulation d’une communauté.

Je pourrais multiplier les exemples tellement ils sont nombreux. Que ce soit à la télé, dans la presse écrite, à la radio… personne n’y échappe. Je ne cherche pas à minimiser les erreurs de la part des professionnels. J’essaye juste de relativiser ces maladresses. La langue française est difficile, tout le monde est prêt à le reconnaître. De plus, nous sommes faillibles par nature et personne, pas même le plus grand linguiste, n’est à l’abri d’une coquille. Alors, souriez et continuez à écrire.

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