Deuxième dictée carolo

Voilà, c’est fait ! Cet après-midi, j’ai participé à ma première dictée.

Balisage à la sortie de la gare de Charleroi. Quelques minutes de marche et me voilà à Couleurs santé. À l’étage, un local de sport aménagé pour accueillir la trentaine de participants. Beaucoup sont des habitués et se connaissent du Cercle d’Or. Plus jeune que la moyenne d’âge, un journaliste m’interpelle sur les raisons de ma présence. Ambiance décontractée et programme chargé pour cette deuxième dictée carolorégienne dont l’auteur est Olivier Dami.

Après un spectacle de taijiquan, les premières consignes sont données: écrire lisiblement, ne pas couper les mots en fin de phrase, accentuer correctement les voyelles et les capitales, etc. Le texte complet fait quatre paragraphes. Les pros se voient écrire un paragraphe supplémentaire. Deux tests suivent. Ils ne seront pas côtés sauf en cas d’ex æquo.


⏩ local dédié à la dictée

J’ai trouvé le texte ardu. Des expressions jamais entendues, des termes familiers abandonnés de la vie courante (bisbille, socque, harpie, groc-gnon, bourre-pif, soûlaud…). Enfin, des phrases tirées par les cheveux où on sent bien la volonté insidieuse de nous amener sur un terrain alors que les mots appartiennent à un tout autre registre. À défaut de culture générale, on se sent désarmé quand bien même on flaire le piège à trois kilomètres. Un vocabulaire en apparence simple et un non sens complet met souvent la puce à l’oreille.

Après la dictée, une petite pause avant que les copies ne passent sous la loupe de la double correction. De nombreuses personnes décident de quitter les lieux. C’est étrange. N’ont-ils pas envie de connaître leur performance ? Enfin, les résultats sont annoncés. Le premier fait 6 fautes. Cela promet pour la suite. Je suis loin derrière avec 42 fautes* et bon dernier de mon groupe. Malgré mon score peu enviable, je suis récompensé d’un ouvrage au choix.

À ce moment, nous ne sommes plus qu’une petite poignée de personnes. J’attends avec impatience la correction en commun. Grosse déception, elle ne se fera pas. À mon sens, c’était le moment le plus important. Relever les pièges et éclairer les personnes sur les éventuelles fautes. Rappeler les règles, revoir les exceptions, découvrir des expressions et partager les avis de chacun. Un moment de convivialité totalement absent. J’en parle à l’organisatrice. À chacun de faire les corrections de son côté et de se dépatouiller dans les subtilités du texte.

Je suis content d’avoir participé à cette expérience mais je reste sur ma faim. J’ai plutôt l’impression qu’il s’agit d’une activité de divertissement pour les seniors qu’une envie de faire progresser les participants. J’ose espérer que ça ne se passe pas comme ça partout. Je me souviens d’ailleurs d’une vidéo de la dictée de Nivelles où M. Dewaele se faisait une joie de commenter les difficultés éventuelles. Un vrai plaisir de l’écouter.

* Heureusement pour ma pomme, les correcteurs n’ont pas tenu compte des fautes multiples dans un seul mot.

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