Cybersquatting

Depuis l’ouverture des noms de domaine aux particuliers, certains ont trouvé un moyen d’arrondir leur fin de mois. Le principe du premier venu, premier servi a rapidement créé des conflits. Depuis, de nombreux pays possèdent une législation bien cadrée envers ses pratiques et des noms de domaines légitimes ont retrouvé leur droit comme ce fut le cas pour http://www.belgium.be longtemps hébergé par une société hollandaise de sonneries de GSM.

Cybersquatting

Pratique, souvent malhonnête, qui consiste à réserver un ou plusieurs noms de domaine en vue de générer du profit, récupérer du trafic ou nuire à une marque. Dans tous les cas, la mauvaise foi est un critère intrinsèque. Le cybersquatting est parfois l’œuvre d’un concurrent. Ce dernier profite de l’imprévoyance d’une marque éponyme pour rediriger les internautes: http://www.sfr.com pointait vers http://www.intineris.com. Certains vont même jusqu’à anticiper la demande. Ce fut le cas lors de la nomination du nouveau pape Benoit XVI et http://www.benoitxvi.net ou plus récemment l’URL de l’homme politique français http://www.fredericlefebvre.fr.

Typo-squatting

Procédé qui consiste à enregistrer et à utiliser un nom de domaine fortement apparenté à une marque connue afin d’attirer les visiteurs égarés sur son site. Les erreurs les plus courantes sont des fautes de frappe, d’orthographe http://www.2xmoinschers.fr, la répétition d’un caractère, l’inversion de deux lettres http://www.rueducommrece.com, l’erreur linguistique http://www.amazone.com ou la distraction http://www.gogole.com.

Point-squatting

Dans le même genre du précédent. Le domaineur récupère les noms de domaine des sites connus sans le point après les trois w. Pour l’exemple wwwebay.fr mène vers une ferme de liens. Les marques doivent avoir le réflexe de réserver ses adresses au risque de profiter à d’autres.

Porn-squatting

Pratique dont le but est d’utiliser un nom de domaine anodin pour pointer ou rediriger vers un site pornographique. Le cas le plus célèbre est celui de http://www.whitehouse.org. Depuis 1997, l’adresse de la maison blanche pointait vers un site pornographique au grand étonnement des visiteurs. Après de longues années de cybersquatting et 85 millions de visites, le responsable du site en question a négocié sa vente auprès du gouvernement américain. Cette transaction est survenue juste avant les élections présidentielles de 2004 et échappe aux lois récentes de la protection des mineurs sur internet. Le montant de l’échange n’a pas été dévoilé.

On trouve également, le changement d’une ou plusieurs lettres d’une marque pour en faire un site coquin: 3cuisses.com, dailyxmotion.com. Le débat sur l’obtention d’une extension spécifique .xxx a toujours été refusé par les industriels du X.

Soyez prudent à l’expiration de vos noms de domaine. Passé le délais d’attente avant un renouvellement, des systèmes automatisés récupèrent automatiquement les noms de domaines tombés dans le domaine public.

À lire aussi: « Bien choisir son nom de domaine ».

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